L’été est
enfin là, le soleil darde de ses rayons puissants et la chaleur s’installe
peu à peu. Après quelques jours maussades et fortement pluvieux, le beau
temps arrive.
Comme un lézard, je sors de ma tanière, je quitte ma longue hibernation
pour enfin me retrouver dans un état de bien être et d’insouciance. Je
suis heureux, je profite de l’été, du soleil et du magnifique paysage qui
m’entoure. En effet, pour ces longues vacances bien méritées après une
année de dur labeur, je m’installe en Haute Savoie, face au Mont-Blanc. Je
suis dans un petit chalet, perché sur une colline sur les hauteurs du
charmant village de Combloux. A cet endroit, la vue sur le massif du
Mont-Blanc est sans nul doute, la plus belle et la mieux orientée de toute
la région. D’où je me trouve, je peux tout voir ou presque, la vue est si
belle que je ne me lasse pas de la contempler. C’est un paradis sur terre.
Ici, durant
tout l’été, je profite des joies de la nature, j’admire le paysage, je me balade
dans les sentiers sous les sapins qui sentent bon la résine. Je m’émerveille
devant un petit écureuil qui traverse un chemin et s’immobilise en constatant
que je le regarde. Je bouge à peine, il finit par filer à vive allure pour se
retrouver au plus haut de la cime d’un sapin. Un peu plus haut, je croise
quelques chamois qui ne me remarquent même pas. Je poursuis ma douce promenade
dans ces grandes forêts vertes où une seule variété d’arbre domine. A cette
altitude, il n’y a que des conifères, les autres arbres n’ont pas leur place.
Ha ! quelle joie d’être là, loin des villes polluées et bruyantes. Si j’avais
les moyens, je m’achèterais un petit chalet et j’y vivrais paisiblement. Je
pourrais écrire et trouver mon inspiration en regardant la neige tomber l’hiver
ou en admirant le levé du soleil qui éclaire lentement les cimes du Mont-Blanc.
Pour les vacances, je suis ici et je ne pense pas au retour, je profite sans me
dire qu’il y aura inéluctablement une fin. Tout va très bien, je suis seul mais
je ne m’ennuie pas. Le seul problème, c’est que l’été, il n’y a que des
personnes âgées ou des colonies de vacances qui séjournent ici.
A croire que la montagne l’été serait devenue un site touristique pour le
troisième âge ou pour les personnes n’ayant pas les moyens d’aller ailleurs. Il
semblerait que ceux qui cherchent le calme, la sérénité et la tranquillité
soient tentés par la montagne. A l’inverse, ceux qui recherchent la fête, le
bruit, la foule, et la cohue vont aller tout droit vers la mer et en particulier
la côte d’azur. Rien d’extraordinaire à dire cela, ce n’est certainement pas une
révélation.
Je dis cela
simplement parce que dans cet environnement de rêve, il me manque une présence
féminine. Que dis-je , il me manque la beauté des femmes. Certes, le paysage est
majestueux, mais la beauté des femmes l’est tout autant. Alors pour avoir le
beurre et l’argent du beurre, je me mets en quête d’une âme féminine pour
combler mes désirs. Je suis certainement très exigeant mais pour que je sois
véritablement heureux, j’ai besoin d’une présence féminine, j’ai besoin d’être
entouré de femmes. Je les adore, je les vénère. La femme est une merveille, la
première merveille du monde. Comme je les aime toutes, l’idéal serait un grand
chalet à la montagne que je transformerais en auberge où j’y accueillerais
uniquement des femmes seules. Il s’agit là d’une perversion ou d’un fantasme.
Je ferais comme dans le film « Sliver », j’installerais des caméras un peu
partout et je me délecterais de regarder toutes ces femmes dans leur intimité.
Je sais que cela est totalement illégal mais c’est un fantasme. En y
réfléchissant bien, je crois que j’en serais incapable. A moins que les femmes
soient prévenues avant et qu’elles acceptent d’être filmées un peu comme dans
« Loft Story ». Là, ce serait extra, car les femmes sont très enclines à
l’exhibition. Même si elles ne l’avouent pas, je crois que les femmes qui
feraient la démarche de venir dans mon auberge, auraient librement des arrières
pensées. Se sachant filmées, elles y mettraient de l’entrain !
Je m’égare car
à l’instant où j’écris ces quelques lignes, je suis assis sur une table en bois,
devant moi, il y a une immense forêt de sapins, derrière moi, il y a le
Mont-Blanc sans un nuage, je vois des tas de montagnes toutes plus belles les
unes que les autres, dont je ne connais malheureusement pas tous les noms.
Qu’est-ce qu’on est bien ici, c’est la première fois que je séjourne à Combloux,
je ne le regrette vraiment pas, je ne trouve pas les mots pour décrire la beauté
du paysage. Lorsque l’inspiration ne vient pas, je me retourne pour à nouveau
contempler le Mont-Blanc. Je reste quelques instants les yeux rivés sur cette
masse rocheuse recouverte de glace puis l’inspiration revient...
Je rentre d’une
courte balade en VTT car ne connaissant pas le coin, je n’ai pas trouvé de
sentier balisé spécialement conçu pour le vélo tout terrain. Je ne suis pas déçu
car le fait de rester là, assis sur ce vieux banc, écrivant sur cette table de
bois branlante me met en émoi. Je profite simplement de la tranquillité de lieu,
je me fais bronzer, je scrute le paysage et j’écris. L’écriture me permet de
dire ce que je suis incapable d’expliquer avec ma voix. Lorsque j’écris, les
mots filent très vite sur le papier alors que lorsque je m’essaye à dialoguer,
très peu de paroles veulent sortir. Ce n’est pas l’envie de parler qui me manque
mais il y a un frein, un blocage, c’est un manque de spontanéité. Je suis trop
calculateur et j’ai tendance à trop tourner ma langue dans ma bouche avant de
parler. L’écriture me permet de tout dire sans se soucier du jugement immédiat.
Lorsque le lecteur lit, je ne suis pas devant lui, il ne peut pas me contredire.
C’est assez plaisant. Même si mes écrits sont très critiquables ! Je ne suis pas
un écrivain, j’aime écrire c’est tout, et je n’ai pas la prétention de
m’octroyer cette posture. Pour moi, un écrivain c’est quelqu’un qui manie le
verbe avec une aisance et une dextérité digne d’un Alberto Moravia, d’un
Milan Kundera ou d’une Régine Desforges. Pas facile d’arriver à leurs chevilles,
par conséquent, inutile de me dire que je suis mauvais. J’écris quelques
nouvelles qui me semblent honorables dans un style qui m’est propre. J’aime
l’érotisme, la nature, les femmes et les choses simples, ce sont mes sujets de
prédilection. Je crois que si je finis un jour par devenir écrivain
professionnel, je me spécialiserai dans l’érotisme. En effet, de nos jours, le
sexe est de plus en plus présent et les gens ont soif d’informations sexuelles.
Ils ont besoin de voir du sexe, d’entendre des mots crus. La presse, la
télévision, les livres en sont les principales sources.
J’ai toujours été fasciné par la sexualité, la chair et la beauté du corps, par
conséquent écrire du sexe est très naturel pour moi.
Mais à ce stade de votre lecture, vous vous demandez si Laurie existe. Pourquoi
ce titre si je ne parle pas d’elle ?
Laurie est un
mirage, elle me rend fou, j’ai envie d’elle à chaque instant. Dès que je l’ai
vue j’en suis tombé amoureux. D’où vient-elle ? me direz-vous. Hum....Laurie !
Lorsque j’écris son prénom, je la vois dans ma tête et elle m’attire. Cette
fille n’a pourtant rien d’extraordinaire mais elle me plaît. Elle est très
jeune, je ne connais pas son âge mais elle a certainement moins de vingt ans.
Tout m’attire chez elle, ses yeux, ses cheveux, sa bouche, ses fesses, ses seins
que je vois pointer sous son petit débardeur. J’ai une énorme envie de
l’embrasser, de la caresser, de lui faire l’amour. J’ai envie de la lécher, lui
sucer les seins, lui lécher le clitoris, enfouir ma langue et mes doigts au fond
de sa petite chatte qui doit être aussi blonde que sa chevelure. Lorsque je la
regarde marcher, mes yeux sont rivés sur ses fesses qui se dandinent de gauche à
droite et de droite à gauche. Je m’imagine des tas de choses, j’ai envie de lui
lécher l’anus tout en lui caressant la douce chair rose cachée sous sa jolie
toison. Mon sexe à besoin de Laurie, j’ai envie de la sodomiser en douceur, je
voudrais qu’elle me suce avec délice, je voudrais la faire jouir, l’entendre
haleter et crier sous mes coups de rein, tantôt longs et doux, tantôt brutaux et
rapide. En écrivant cela, mon excitation s’accentue, Laurie hante mon esprit et
me bouleverse. J’ai bientôt trente ans, elle en a certainement dix de moins au
minimum. Je ne sais pas quoi faire, elle ne sait rien, je ne lui ai rien dit. Je
suis en train de rêver car j’ai à peine échangé quelques mots avec elle et tout
ce que je voudrais faire avec elle est le pur fait de mes fantasmes.
Notre rencontre a été tout à fait fortuite. Juste à côté du chalet où je suis en
vacances, il y a un centre de vacances qui accueille des colonies. Laurie est
une des animatrices de ce centre. J’étais allongé dans un transat sirotant un
jus d’orange. J’ai levé les yeux et elle était là, à quelques mètres de moi,
entourée des enfants dont elle avait la responsabilité. J’ai entendu les enfants
l’appeler par son prénom. « Laurie, Laurie, Laurie », répétaient-ils, «c’est
quoi cette montagne ? », « J'ai faim », «où est ce qu’on va ? »... « C’est le
Mont-Blanc ? »...Laurie s’arrêta près de moi et me demanda dans quelle direction
il fallait aller pour rejoindre Megève. Tout en lui répondant, je fus subjugué
par sa beauté, sa voix et son joli corps. Elle m’avait complètement émoustillé.
Mais que faire pour qu’elle me remarque ? Que faire pour lui déclarer ma
flamme ? A l’instant même où je la vis, ce fut le coup de foudre. Elle avait
tous les atouts pour me faire chavirer.
Son visage fin,
ses grands yeux ronds d’un vert perçant, sa taille fine, ses hanches resserrées,
sa croupe bombée juste ce qu’il faut.
Laurie me rendait fou, il fallait que je tente quelque chose pour ne pas laisser
passer ce miracle qui avait croisé mon chemin.
N’étant pas
loin du centre de vacances, je voyais régulièrement les enfants s’amuser dans le
vaste terrain boisé. Je voyais bien évidement Laurie qui criait un peu sur les
colons pour se faire écouter, puis, qui s’installait à une table pour faire
quelques activités manuelles. A chaque fois qu’elle était devant moi, je perdais
tous mes moyens. Je ne savais vraiment pas comment faire pour lui parler et pour
lui avouer ce que j’avais ressenti en la voyant la première fois. Lorsqu’elle
m’apercevait sur la terrasse, elle n’hésitait pas à me lancer un grand
« bonjour », et moi, piètrement, je répondais de même sans rien ajouter. Laurie
me tétanisait, j’étais fasciné par sa beauté et à chaque fois que je la voyais,
mon regard se fixait sur son corps qui m’attirait tel un précipice. J’étais
malheureux car je me sentais très frustré et très seul. Je ne savais pas ce que
Laurie pensait de moi. J’avais juste remarqué qu’à chaque fois que son regard
croisait le mien, son visage s’illuminait d’un grand sourire. Difficile de
lutter contre mes pulsions, mes désirs, mes envies. Je devais pourtant lutter,
car en étant réaliste, même s’il devait se passer quelque chose, cette passion
serait impossible à vivre.
Après plusieurs
jours sans voir Laurie (elle était partie en bivouac avec quelques enfants), je
la revis enfin. Elle m’avait manqué. Sa présence me rendait heureux. J’étais
pourtant partagé entre l’envie de l’aborder réellement et de lui dire ce que
j’avais au fond de mon cœur, et l’envie de me freiner pour me faire une raison
et ne rien envisager avec Laurie.
C’était peine
perdue, je n’arrivais pas à m’ôter Laurie de la tête. J’avais envie d’elle de
plus en plus. Mon désir montait et je ne pouvais rien faire, c’était plus fort
que moi. Laurie, tel un aimant, m’attirant inéluctablement. S’en rendait-elle
compte ? Avait-elle remarqué ce désir fou qu’elle déclenchait en moi ? Je n’en
savais rien mais à ce stade, je ne pouvais en rester là. Je devais absolument
montrer à Laurie que je la désirais éperdument. Je savais que leur séjour était
assez court, l’équipe d’animation et les enfants ne devaient rester sur le site
qu’une quinzaine de jours. Il fallait que je me décide à aborder Laurie car
j’allais certainement regretter de ne pas tenter quelque chose. Le groupe en
était à la moitié du séjour et si je ne prenais pas mon courage à deux mains
pour aborder Laurie, je m’en mordrais les doigts.
A chaque fois
que Laurie passait devant moi, je perdais tous mes moyens. C’était très dur à
vivre.
Le séjour en
était à la moitié, il me restait une semaine pour avouer à Laurie que j’étais
fou d’elle.
Le centre de
vacances était composé de deux chalets espacés d’une vingtaine de mètres.
Régulièrement, Laurie passait et repassait devant moi à chaque changement de
chalet.
En ce lundi
matin de leur dernière semaine. Laurie passa devant moi. Comme à son habitude,
elle me regarda avec un grand sourire et me dit bonjour. A cet instant, comme
poussé par un élan venu de je ne sais où, je m’approchai d’elle et commençai à
lui parler. Je ne savais pas trop quoi lui dire, à part quelques banalités. Il
me sembla que Laurie était heureuse que je l’aborde enfin, j’eus l’impression
qu’en fait, elle n’attendait que cela. A peine eus-je commencé à lui parler que
nous nous mimes à parler longuement, comme si nous nous connaissions depuis
longtemps. Laurie n’avait pas encore dix-huit ans. Elle venait de passer son bac
littéraire. Laurie allait avoir dix-huit le dix septembre, elle s’était inscrite
à la fac pour préparer un DEUG. Elle souhaitait devenir orthophoniste. Le
courant passa très bien. Tout en l’écoutant me parler de ses études et de ses
projets, je pus la contempler et la dévorer des yeux. J’étais charmé. Laurie
ouvrait ses grands yeux verts, me parlait comme à quelqu’un qu’elle connaissait.
J’avais l’impression qu’elle était en confiance avec moi. Laurie m’indiqua que
l’année prochaine, pour la rentrée d’octobre, elle partait à Paris, dans le 5ème
arrondissement, à la faculté de Jussieu. Elle me dit qu’elle avait réussi à
obtenir un appartement sur le campus, mais qu’elle allait vérifier l’état des
lieux avant de donner son accord...
En l’espace de
quelques minutes, Laurie m’avait à nouveau fait chaviré. J’étais séduit et
charmé par ce petit brin de femme extraordinaire. Le premier pas était enfin
franchi.
Pourtant je ne me sentais pas tout à fait à l’aise. Laurie me faisait un peu
peur. Il n’y avait aucune raison mais le fait d’être si éperdument séduit par
cette jolie jeune femme m’empêchait d’avancer dans ma séduction.
Nous parlâmes
encore quelques instants, juste le temps pour moi de savourer la beauté de son
visage. Je la regardais dans les yeux avec envie, je la désirais profondément.
Après une quinzaine de minutes ; Laurie fût appelé par sa directrice, elle
devait bien évidemment s’occuper de son groupe d’enfants. Je la laissai partir
en me délectant du balancement de ses admirables fesses.
Laurie était
une petite femme, elle devait mesurer environ 1m65, ses seins étaient assez
imposants, elle devait faire du 95B. Ses cheveux étaient toujours attachés et
plaqués, j’aurai beaucoup aimé les voir détachés, Laurie devait être encore plus
sublime les cheveux libres. En la regardant marcher vers le chalet, je me mis à
l’imaginer dans le plus simple appareil, je me l’imaginais complètement nue, sa
longue chevelure blonde lui descendant le long du dos. J’étais encore plus
fasciné, mon imagination si débordante me faisait fondre. Quelle admirable image
que le corps totalement nu de la jolie Laurie qui avait provoqué en moi un
tremblement de terre.
Malgré notre première conversation, malgré le bon « feeling » qui passait entre
nous, j’avais peur de Laurie.
Ce petit bout de femme d’à peine dix-huit ans m’avait fait retomber dans
l’adolescence.
J’étais dans le même état psychologique que lors de mes premières rencontres
d’adolescent. Certes, à mon âge, je dispose d’une expérience amoureuse
significative et très vaste mais je constate qu’en matière de sentiments
amoureux, il n’y a aucune barrière.
Quel que soit
l’âge des êtres qui se rencontrent, l’amour est plus fort que tout. Même si on
dispose d’une grande expérience, même si on se sent fort, l’amour est un éternel
recommencement, il nous rend vulnérable et nous oblige à être nous-mêmes.
Malgré le jeune âge de Laurie, j’avais envie d’aller plus loin, je la désirais.
Je voulais lui faire l'amour, lui faire découvrir des plaisirs que peut-être
elle ne connaissait pas. Laurie était tout à fait mon genre de femme. Je me
foutais de son âge, de son passé et du mien, je me fichais complètement du qu’en
dira-t-on, des mauvaises langues, des jaloux. Mon seul but était de pouvoir
enfin serrer Laurie dans mes bras, pouvoir l’embrasser, la caresser et ressentir
cet émoi profond qui vous prend aux tripes. Pourquoi mon cœur ne peut-il pas,
pour une fois, diriger ma tête ? Pourquoi ne dis-je pas à Laurie qu’elle me rend
fou ?
Pourquoi
suis-je obligé d’écrire ce que je ressens pour elle alors qu’il serait si simple
de lui avouer ouvertement ? Le risque est pourtant minime. Soit Laurie éprouve
elle aussi quelque chose pour moi, soit elle repousse l’amour que je veux lui
offrir.
Certes, dans ce cas je serais extrêmement malheureux mais cela me permettrait de
ne plus me faire d’illusion, de ne plus me tourmenter l’esprit.
Je garderai ce
désir et cet amour au fond de mon cœur en ayant apprécié les sensations
provoquées par la présence de Laurie durant son séjour.
Nous sommes
lundi 22 juillet 2002, je suis toujours assis sur ce vieux banc, écrivant sur
cette vieille table brûlante. Je suis entouré de personnes âgées. J’ai
l’impression d’être au milieu d’une maison de retraite. Cependant, il est très
agréable de se trouver dans cet environnement. J’ai toujours une vue magnifique
sur le Mont-Blanc, le soleil m’aveugle et les retraités sont assez calmes. Ils
admirent le paysage avec leurs jumelles, prennent des multitudes de
photographies, s’installent dans leurs transats et profitent du soleil et de la
douceur de vivre de ces lieux majestueux.
A l’instant où j’écris ces quelques lignes, je pense toujours à Laurie. Je suis
là, seul, en altitude face au Mont-Blanc avec pour unique compagnie mon papier
blanc et mon stylo. Je suis de temps à autre gêné par les conversations des
touristes qui s’attardent près de moi. Je profite parfois des informations
qu’ils échangent sur le paysage car cela me permet d’apprendre le nom des
montagnes qui se trouvent face à moi.
Laurie est au
tir à l’arc pour l’après-midi, elle doit s’amuser avec les enfants et profite,
elle aussi, des joies de la montagne. Pensent-elle à moi ? Eprouve-t-elle
quelque chose pour moi ? Je n’en sais rien du tout, mes impressions sont
mitigées. Je suis partagé entre le désir d’être aimé de Laurie et mon
inextinguible réflexion perpétuelle qui me fait trop penser et me donne des
impressions négatives. Je retourne et retourne encore mes impressions et je ne
sais plus quoi penser.
J’ai tellement
envie de Laurie que j’aimerais ne plus me poser de question et me dire qu’elle
éprouve aussi quelque chose pour moi.
J’ai eu le coup
de foudre en la voyant mais elle ? Je suis un fou, un névrosé qui se pose trop
de questions.
Il est maintenant 18h00, je vais redescendre du haut de Combloux pour regagner
mon petit chalet afin de trouver la belle Laurie qui ne quitte décidément pas
mon esprit. Mon cœur est une passoire, je crois être amoureux mais c’est
peut-être un leurre, il s’agit peut-être seulement d’une attirance physique.
Réellement, je n’y crois pas. Il y a quelque chose de fort, Laurie me bouleverse
et m’attire.
Lorsque je ne la vois pas, le fait de l’imaginer met tous mes sens en émoi.
Lorsque je vois Laurie passer devant moi, je suis comme un bonobo excité par une
femelle. Malheureusement, nous sommes des êtres civilisés, je ne peux en aucun
cas, me comporter comme un singe bonobo ! Si je m’écoutais, je prendrais le
risque de l’embrasser, de lui voler un baiser n’importe où, n’importe quand.
Mais, je n’en aurais jamais le courage. Je peux juste tenter d’imaginer des
situations agréables avec Laurie. Cela ne coûte rien et cela me permet de
canaliser cette énergie dévastatrice produite par le sentiment amoureux.
Ha, si Laurie savait ce que je ressens pour elle !
La nuit, je
suis en érection durant plusieurs heures. Je suis préoccupé. Mon imagination est
en ébullition, je m’invente des scénarios, des situations avec Laurie.
La nuit
dernière, je me suis crée un petit scénario dans lequel Laurie avait le plus
beau rôle. Nous étions sur une plage, dans une île paradisiaque. Nous étions
seuls et nus tous les deux. Mes grands yeux écarquillés prenaient un immense
plaisir à voir Laurie marcher doucement dans le sable, ses longs cheveux blonds
emportés par le vent, sa peau blanche brillant au soleil, ses fesses bien rondes
et charnues. J’étais allongé sur le sable et Laurie se dirigeait vers la mer
bleue turquoise en se déhanchant. J’étais très excité, elle me rendait fou.
J’avais envie d’elle, de courir derrière elle, de la prendre dans mes bras pour
lui faire l’amour doucement...Je finis par me lever, mon sexe est au garde à
vous, je marche lentement en direction de Laurie. Elle entend mes pas et se
retourne, me regarde avec son grand sourire, puis fait demi-tour pour revenir
vers moi. Laurie s’avance, s’arrête à ma hauteur et pose ses mains sur mon
torse. Elle me caresse tout le corps et me fait frissonner. J’ai beaucoup de mal
à résister aux mains si douces de Laurie mais je me laisse faire en appréciant
ses agréables caresses. Laurie se rapproche, je sens la pointe de ses seins
frôler mon torse. Elle me prend dans ses bras, se colle contre moi tout en
continuant à me caresser langoureusement. Elle descend ses mains plus bas et
s’attarde sur ma verge turgescente. Je reste debout sans bouger, tandis que
Laurie se met à genoux dans le sable fin. Il fait très chaud, je suis face à la
mer et Laurie commence à me lécher le sexe. Je suis en extase, je ne me contrôle
plus, Laurie prend mon sexe et mes couilles dans ses deux mains puis amorce une
douce fellation. Elle enfourne ma queue tout au fond de sa gorge, sa langue
tourne autour de mon gland, je commence à gémir, à soupirer et à encourager
Laurie qui me donne un plaisir immense. Cet instant est magique, je ne pense
plus à rien, je laisse Laurie faire ce qu’elle veut de mon corps.
Le paysage de
cette île paradisiaque ajoute une touche supplémentaire au plaisir immense que
Laurie me procure.
Je suis
toujours debout face à la mer, Laurie me suce avec frénésie et enthousiasme.
Elle joue avec ma verge comme jamais une fille n’a su jouer. J’ai beaucoup de
mal à tenir sur mes jambes tant le plaisir est immense. Laurie me suce
divinement bien, je suis en extase et savoure ce merveilleux moment.
La mer se rapproche un peu de nous et l’écume des vagues vient frôler nos pieds.
Je décide de m’allonger et je demande à Laurie de se mettre au-dessus de moi
dans la position du soixante-neuf. Nous nous installons dans cette position et
Laurie continue cette douce fellation et n’oublie aucune parcelle de ma verge.
Quant à moi, je me délecte de l’admirable cul de Laurie. Je suis dans un état
second, j’ai l’impression de vivre un rêve. Pourtant c’est ce que je suis en
train de vivre. Mon imagination est si débordante que je me crois réellement
avec Laurie sur cette plage à faire l’amour. Nous continuons nos ébats et le
plaisir que nous partageons est indescriptible. Laurie est merveilleuse, elle
n’a pas d’inhibition et se laisse aller.
Nous décidons
de nous avancer un peu plus vers la mer afin de sentir l’eau venir nous
effleurer à chaque mouvement des vagues. Laurie se met à quatre pattes et je
viens derrière elle, je scrute son corps, sa croupe qui me rend fou de désir et
augmente la rigidité de mon érection.
Je reste figé
un instant devant ce spectacle puis je commence à caresser les fesses rondes et
fermes de Laurie. Je commence à jouer de ma langue experte avec les orifices de
ma déesse de l’amour. Je prends Laurie par les hanches et amorce un cunnilingus
délicieux. Ma langue passe d’un orifice humide et ouvert à un autre plus petit
et plus resserré. Je joue avec le corps de Laurie qui réagit promptement au flot
de mes caresses anales et vaginales. C’est vrai, il s’agit toujours d’un rêve
éveillé, il s’agit de la mise en scène des fantasmes que je souhaiterais
assouvir avec Laurie.
Mais c’est si bon d’y croire, si agréable de se sentir concrètement dans
l’action. Je poursuis mon inlassable scène d’amour sur cette plage idyllique.
Laurie est
heureuse et savoure le plaisir que ma langue lui procure.
Les vagues
continuent à nous frôler alors que j’écoute les petits cris sourds de Laurie qui
m’indiquent le degré de son plaisir.
Après avoir
longuement titillé les orifices de ma douce compagne, je me redresse en me
mettant debout, toujours derrière Laurie. J’écarte mes jambes et commence à
humidifier l’anus de Laurie avec beaucoup de salive. J’y introduis l’index très
doucement, je ne veux surtout pas lui faire de mal. Je débute un léger va et
viens au creux de cet orifice resserré qui ne le sera bientôt plus. Je rajoute
encore de la salive, afin de lubrifier le cul de Laurie au maximum. J’introduis
un deuxième doigt très doucement et continue mon va et vient. Laurie me demande
tout à coup d’aller plus vite, elle se cambre, écarte les cuisses, redresse sa
croupe pour m’offrir à nouveau un merveilleux spectacle. Je n’en peux vraiment
plus, je vais maintenant enculer ma douce Laurie. Je suis fou d’elle, la
position dans laquelle elle se trouve me rend dingue. Je m’approche lentement
afin de prendre le meilleur angle de pénétration. Mon gland vient s’introduire
délicatement dans l’anus de Laurie. J’hésite un instant mais Laurie n’en peut
plus d’attendre et me dit : « Vas-y, Manu, encule-moi fort, j’ai envie que tu
me fasses du bien ! »
A ces mots, mon
cerveau était en ébullition, j’étais très excité et je ne pus résister plus
longtemps au merveilleux cul de Laurie. Ma queue s’enfonça d’un coup, Laurie
m’absorba au fond de sa petite étoile et amorça elle-même le va et vient.
Ce moment était le plus merveilleux de ma vie. Ha, si seulement ce rêve pouvait
se réaliser !
Après quelques
longues minutes d’une douce sodomie frénétique, nous nous allongeâmes sur le
côté, je pouvais continuer à sodomiser ma belle Laurie tout en douceur et
savourer au maximum les sensations. Laurie me demandait d’aller de plus en plus
vite. Ce plaisir était d’une intensité extrême.
Quel scénario
agréable mais si frustrant à la fois car Laurie me rend fou et elle ne le sait
même pas !
Le séjour
touche à sa fin, Laurie ne saura rien de l’amour que j’éprouve pour elle. Je
resterai définitivement frustré par ce désir inavoué.
Nous sommes mercredi, le séjour de la colonie se termine dimanche soir, je suis
malheureux de n’avoir rien pu faire, rien pu dire.
J’ai regardé
Laurie, apprécié ses courbes. J’ai été extasié par la beauté de sa poitrine,
l’éclat de ses jolis yeux verts et elle n’en saura jamais rien.
Peut-être
tombera-t-elle un jour sur cet ouvrage ? Sera-t-il trop tard ?
Il ne s’est
rien passé, j’ai fantasmé sur les courbes majestueuses de la douce Laurie et
inhibé mes désirs pour elle avec amertume.
Laurie, si tu
me lis, dis-moi que tu ne ressentais rien pour moi. Dis-moi que tu ne m’avais
même pas remarqué. Je voudrais pourtant que nos bouches et nos corps s’unissent,
je crois que je t’aime ! C’est incompréhensible, l’amour a croisé mon chemin et
je n’ai pas su l’attraper. Je suis amoureux de Laurie, rien n’y prédisposait
pourtant. Triste, malheureux et abattu, je me morfonds seul dans mes regrets et
je m’en veux terriblement de ne pas avoir déclarer l’amour enflammé que
j’éprouvais et éprouve toujours au fond de moi, à ma douce et belle animatrice,
Laurie.
Je reste là,
allongé dans mon transat, extrêmement frustré et triste de voir partir cette
jolie perle qui m’a mis en émoi intense durant ces quinze jours.
©
Copyright Emmanuel THIERY